vendredi 9 août 2019

Et c’est reparti pour le dépaysement, cette fois avec L’Egypte !


Oui, je suis un sac, à peine les enfants partis, je fais le zombie à cause de la chaleur mais si vous avez vu une carte météo du département des Bouches du Rhône, vous pouvez comprendre ma souffrance (surtout quand le mercure reste à 25°C en pleine nuit…).

Bon, on va rester sur la thématique du chaud en allant faire un tour en Egypte !

Cette fois, je vais parler d’un bon vieux manga format papier, Reine d’Egypte de Chie Inudoh, dont le titre original « Aoi horusu no hitomi - danso no joo no monogatari », « L'œil bleu d'Horus - L'histoire de la reine des hommes » est plus parlant.
Il y est question d’une des figures emblématiques de l’Egypte antique, Hatchepsout, Reine de la XVIII dynastie qui a su profiter de la régence de son beau-fils trop jeune pour établir son propre pouvoir à légal d’un homme, tel un vrai Pharaon.

Si comme moi, vous avez passé votre adolescence à lire du Christian Jacq (la saga Ramsès, La Reine Soleil et L’affaire Toutankhamon si je devais faire mon top 3), alors vous allez adorer ce manga !

A ce jour, il compte 6 tomes, le sixième tome arrivera dans nos contrées à l’automne et je n’ai fichtrement aucune idée de qui est le personnage sur la couverture ^^°
En attendant, les 5 premiers tomes sont disponibles aux éditions Ki-oon dans une édition très soignée (la texture des couvertures est très agréable et l’impression de très bonne qualité surtout sachant le nombre de scènes sombres ou fourmillant de détails…).




Et l’histoire alors, avec quelques simplifications (car les familles royales égyptiennes, c’était un gros bazar), nous suivons donc l’histoire de Chepsout, fille légitime de la Princesse de sang royal et d’un noble élevé au rang de Pharaon, Thoutmosis I, de part son mariage.
Chepsout a une petite sœur, mais surtout un demi-frère côté père.

Afin de préserver le sang royal transmis par sa mère, Chepsout doit épouser son demi-frère, Séthi, qui deviendra Pharaon sous le nom de Thoutmosis II.
Si leur père était un homme fort, l’héritier lui est plutôt du genre à se vautrer dans la luxure. La jeune Reine va encore plus détester ce frère et refuser de lui donner une descendance jusqu’au jour où ce sera une concubine qui mettra au monde un fils, le futur Thoutmosis III…

Bref, bienvenue dans les jeux de pouvoirs et les intrigues de palais et du harem (attention rien à voir avec les sérails ottomans, le harem égyptien est une véritable petite société où chacun à sa place et a quelque chose à faire !).


En tant que grosse fan de l’Egypte des Pharaons et notamment de cette période du Nouvel Empire, je ne suis pas déçue de ma lecture.
L’auteur s’est beaucoup renseignée et a étudié son sujet. D’ailleurs, la fin de chaque tome est l’occasion d’une parenthèse historique !

Le récit est bien construit, les personnages évoluent de façon intéressante, il y a un beau découpage et les climax de certaines scènes est très soignée et contribue à l’immersion.

Cela nous donne donc un bon seinen, seul regret, le rythme de parution est lent avec deux tomes par an et il est dur de l’imaginer au delà de 10 tomes si on prend en compte la réalité historique.

Allez, si un auteur pouvait avoir l’idée de faire un manga sur Ramsès II, ce serait parfait !

vendredi 19 juillet 2019

Un voyage dans le Japon médiéval


Après une pause pour cause de chers enfants accaparants, me revoici pour parler, comme promis, « manfra », donc de manga à la française !

L’œuvre que je vais vous présenter se nomme Katana of Gion, et compte 3 tomes. Le scénario est écrit par la française Cécile Khalifa et les illustrations sont le travail de l’indonésien Bob Raigen.
La saga n’a été distribuée qu’en français, que ce soit sur le net ou en version papier.

Actuellement, en attendant une réédition papier de l’intégrale, les deux premiers tomes, ainsi que quelques illustrations couleurs, sont disponibles gratuitement sur Mangadraft :
- Tome 2






Akirako, héritière de la famille Saionji, est une jeune samouraï. A ses 15 ans, elle se voit remettre le katana familial, un objet maudit qui pousse celle qui le possède à mettre fin à ses jours après une descente dans la folie.
L’arrière-grand-mère de notre héroïne, Kazusa avait offert le katana en cadeau à son ami, Yoshimi, épouse du Shogun. Cependant, celui-ci  était infidèle à sa femme, et celle-ci ne le supportant plus, finit par mettre fin à ses jours avec la lame.
Le Shogun maudit alors la famille Saionji, contrainte de garder ce katana sous peine d’être tous exterminé.
La malédiction commença par toucher Kazusa qui finit par tuer sa propre sœur avant de suicider. L’enfant de la sœur défunte, Kiwako pris la succession, elle sombra aussi dans la folie avant de se donner la mort. La fille qu’elle avait adoptée reçut le funeste héritage et l’histoire se répéta.

Nouvelle détentrice de l’objet malfaisant, Akirako est bien décidée à lutter contre la malédiction et à réussir à la briser.
Entourée de geishas qu’elle protège, dont Chinatsu, elle va tenter de résister à l’appel du sang.



Il faut dire ce qui est, l’histoire est bien ficelée, la malédiction se manifeste de façon subtile. Le dessin est aussi très bon, les personnages sont bien détaillés.
Bref, une bonne lecture qui sort des sentiers habituels et combat les clichés sur les geishas !

samedi 22 juin 2019

Un webtoon romantico-vampirique (rien à voir avec Twilight !)


Un blog, c’est comme YouTube, faut produire pour percer au début ! En plus, ça tombe bien, hier, je vous parlais d’un deux premiers webtoon que j’ai lu, aujourd’hui, c’est le tour du second !
Il s’agit de Honey Blood de Lee Narae,  plus connu sous son titre américain, Bloody Sweet,
Cette fois, on a une histoire 100% originale d’une auteur alors que l’immense majorité des webcomics sont adaptés de romans.
Ce titre a été un tel succès aux USA via la plateforme anglophone Tappytoon que sa parution en deux tomes a été financée par deux campagnes Kickstarter successives !
J’ai l’immense chance de posséder ces livres et il offre notamment des chapitres bonus, en particulier un final émouvant !


Mais avant de parler de la fin, revenons au début, Naerim est une lycéenne qui a la vie dure, elle est le bouc-émissaire d’un groupe de filles de sa classe, les autres n’osent pas intervenir, le pire est que l’une de ses filles étaient une amie d’enfance. Pour ne rien aider, la mère de Naerim, dont le papa est décédé alors qu’elle était petite, est une prêtresse, et on dit de Naerim qu’elle est une sorcière.
Lors d’un voyage scolaire, en pleine nuit, le groupe entraine son souffre-douleur dans une église abandonnée, et face à une armoire scellée par des talismans. Les filles forcent l’adolescente à ouvrir le meuble malgré sa réticence face à la présence des protections magiques, et là, elle découvre un homme en costume.
Il tombe sur Naerim et les autres s’enfuient. La pauvre face à ce corps froid croit avoir affaire à un cadavre, sauf que l’individu se relève et se met à lécher une blessure au genou de Naerim qui s’enfuie, mais problème, depuis sa plaie, un fils rouge qu’elle seule voit est apparu et c’est ainsi qu’elle sera retrouvé par la créature, Fetech, un vampire repenti qui est maintenant liée à elle car elle porte le sang des sorcières d’Asie.
En buvant le sang de Naerim, Fetech peut espérer redevenir humain, il a d’ailleurs déjà fait la moitié du parcours et a un œil doré de vampire et un œil rouge d’albinos, hérité de sa mère.

Le récit se découpe en deux saisons séparées qui se déroulent à quelques années d’intervalle :
- un prologue et une saison 1 de 44 chapitres,
- une saison 2 de 41 chapitres
- 4 épisodes spéciaux scénarisées présents dans les livres papier (2 par ouvrages),
- un épisode web spécial voyage en France disponible sur Delitoon, l’éditeur français.

Vous pouvez lire les chapitres des deux saisons et le bonus français sur Delitoon ici =>

A partir de là, une relation assez drôle entre Naerim et son vampire, qui se considère comme son esclave dévoué, vont cohabiter en essayant de se cacher de la mère de la jeune fille.
Peu à peu, une véritable amitié se crée entre les deux, Fetech va évoquer son passé, Naerim, sa souffrance quotidienne.
Grâce à cette relation, Naerim va reprendre confiance en elle, mais tout n’est pas parfait, Fetech est recherché par le vampire qui l’a transformé et qui est bien décidé à le récupérer…

Le récit est frais, plein de rebondissements, on rit, on pleure, il y a un véritable enjeu, une décision à prendre…
Bref, une histoire qui a mérité son succès international, unique en son genre, je vous la recommande vivement !

Et la prochaine fois, on ne parlera pas webtoon, mais « manfra », manga français, oui, oui !!!

En espérant que mes reviews vous plaisent, n’hésitez pas à me donner vos avis et bisous ^^


vendredi 21 juin 2019

Pour commencer, voyage avec L’Impératrice d’un autre monde !


Pour ce premier billet, estival qui plus est (surtout vers Marseille, on rôtit au soleil ^^°), j’ai choisi de vous présenter un webcomic ou webtoon coréen, L’impératrice d’un autre monde.
En effet, je viens de lire aujourd’hui la fin en anglais de cette œuvre qui comporte :
- un prologue et 82 chapitres adaptées d’un roman de Lim Seo-Rim,
- 47 épisodes spéciaux scénarisées par la dessinatrice Lee Young-Yuu.



Alors, certain(e)s vont se demander déjà ce qu’est un webtoon ou webcomic !
Il s’agit en fait d’une bande dessinée le plus souvent entièrement en couleurs qui se lit sur écran en faisant défiler vers le bas.
Ce concept est apparu en Corée, où l’on parle de manhwa et pas de manga (en Chine, c’est Manhua) pour qualifier les bandes dessinées.

Le webtoon se présente comme un feuilleton hebdomadaire (avec des pauses souvent en début d’année et en mai).
On lit son chapitre un certain jour de la semaine, et on attend le prochain…
Ainsi, sachant qu’il y a des publications quotidiennes, il y a moyen d’avoir tous les jours sa petite lecture en suivant différentes séries !
Les premiers épisodes sont souvent gratuits pour donner un aperçu de l’histoire, les suivants se payent avec des jetons que l’on achète en pack, une fois débloqué, un épisode peut être relu à volonté (on se crée un compte utilisateur qui permet de connaître sa bibliothèque).

En France, Delitoon est l’éditeur principal et il a justement licencié récemment L’Impératrice du nouveau monde, que vous pouvez lire ici =>
 
Alors, l’histoire me direz-vous, il s’agit d’un "isekai", une histoire se déroulant soit dans un monde alternatif avec un terrien lambda comme personnage principal, soit une réincarnation de terrien lambda dans un autre monde ou carrément dans le livre qu’il lisait ou enfin de la réincarnation à un moment de sa vie d’un personnage mort, le plus souvent dans un monde fantastique.

Ici, il s’agit d’une jeune lycéenne coréenne, Sabina, qui sombre dans une sorte de gouffre alors qu’elle attend, y perd conscience et se réveille dans une forêt.
L’histoire fait alors un bon un an plus tard, la demoiselle a été adoptée par la famille du Duc du domaine où elle avait atterri, a appris à parler et écrire la langue de son nouveau monde, mais ce n’est pas pour le meilleur…
Et oui, la générosité de cette nouvelle famille a un prix, Sabina va être envoyée comme concubine au vieil Empereur pervers du pays…

Arrivée à la Cour, l’exilée va vite cernée l’ampleur du problème, en plus de ce Souverain laid au possible aux manières peu ragoutantes, elle va devoir survivre entre l’Impératrice en titre, mère de deux, et bientôt trois enfants du Roi, de quatre Reines et d’une bonne quinzaine d’autres concubines déjà en place (et oui, notre pervers est largement polygame !).
Seule lueur, elle rencontre le Prince héritier, Lucretius, assez froid, mais au moins beau, dommage qu’elle ne soit pas venue pour lui, ça aurait été moins pire…

Le soir, alors que l’Empereur s’apprête à se jeter sur elle, il s’effondre, assassiné d’un coup de lame dans le dos.
Sabina se retrouve alors face à l’assassin, qui n’est autre que le fameux Prince !
Voici venu le temps des choix à faire pour sa survie, et, pour commencer malgré l’hostilité de la veuve de l’Empereur défunt, épouser Lucretius, nouvel Empereur…


Le récit est vraiment plaisant, déjà les dessins sont superbes et l’héroïne est toujours élégante avec une voire plusieurs robes différentes par chapitre !
Malgré un fond sérieux, l’histoire a quelques petits gags, notamment quand elle discute avec son impérial mari, vraiment nonchalant, et des quiproquos dus à ses origines.
En tout cas, c’est parti pour complot et trahison, ami ou ennemi, difficile de savoir où se positionner pour Sabina, ce qui est certain, c’est que l’Impératrice  Douairière sera son pire adversaire…

Bref, j’ai adoré lire ce webtoon, la partie adaptée du roman lui-même me semble la meilleure, les épisodes spéciaux trainant un peu en longueur à un moment, mais la fin est aussi très belle.

Vous aimez les histoires de princesses et les héroïnes qui ne se laissent pas faire ? Alors n’hésitez pas à vous laisser emporter par ce récit !